Comment devient-on styliste culinaire ?
Je vous en dis un peu plus sur mon parcours et sur ce métier que j'exerce depuis 17 ans.

Comment en arrive-t-on à faire fondre du fromage au décapeur thermique, à faire de la peinture sur champignons ou encore un casting de petits pois ?…
Eh bien, il n’y a pas vraiment de formation officielle, bien que je reçoive régulièrement des demandes de stage venant notamment d’élèves en design culinaire.
Pour ma part, après des études dans le domaine de la mode — où je me voyais devenir styliste (tout court), modéliste ou costumière — puis une formation de décoration événementielle, j’imaginais d’abord mon futur professionnel chez Ikea. Créer ces petits décors dans lesquels on aime tant se balader en magasin.
Puis, me souvenant que la photographie était une de mes premières passions, j’ai contacté quelques studios photos nantais pour tâter le terrain : je savais vaguement que derrière les images de catalogues déco il y avait des stylistes photo. À vrai dire, j’imaginais ce milieu très sélectif et fermé, uniquement accessible par relations. Mais je ne perdais rien à passer quelques coups de fil et à montrer mon modeste book d’étudiante fraîchement sortie de l’école.
À ma grande surprise, les contacts étaient plutôt chaleureux. C’est là que j’ai eu la chance de rencontrer celle qui allait me former à ce métier que j’exerce aujourd’hui depuis 17 ans.
Je ne remercierai jamais assez Gaëlle, dont la pédagogie et l’amitié m’ont porté vers cette carrière !
De la déco au culinaire, il n’y a eu qu’un pas. J’ai tout appris sur le tas : les petites astuces plus ou moins secrètes, la cuisine, les métiers du marketing, de la communication et de l’image, l’art de la table, et plus encore.

Ce qui me plaît — et ce qu’on dit moins
Il m’est difficile de nommer ce qui me plaît vraiment dans mon métier : un ensemble fait de minutie, de créativité, de variété, de challenges et de rencontres. Tout ce qui a trait à l’image et à l’esthétique des choses me touche depuis toujours, et je peux ici le combiner avec ma gourmandise. C’est peut-être comme ça que j’arrive à vous donner l’eau à la bouche.
Bien sûr, il faut aussi composer avec l’incertitude permanente du statut d’indépendant, les listes de courses interminables et les visites répétées dans les supermarchés — au mieux chez les primeurs. L’organisation et les piles de vaisselle à transporter. Les clients plus exigeants, les délais à respecter, la comptabilité à tenir, le dos ou les pieds en compote, …
Même si c’est un métier souvent idéalisé, je me sens chanceuse de l’exercer !
Écrire les recettes
Au bout de quelques années, j’ai commencé à écrire mes premières recettes. Ayant moi-même commencé à cuisiner assez tard, j’étais la première à apprécier des recettes simples, quotidiennes, claires et pour autant modernes et créatives. C’est ce service que je propose aujourd’hui à mes clients.
Mes compétences culinaires ont été enrichies par plusieurs rencontres : des artisans pâtissiers, boulangers, bouchers, fleuristes… autant d’occasions d’apprendre.

Mon univers s’est développé d’un côté autour de projets très graphiques et techniques, mais aussi de projets poétiques et floraux. Mon amour des fleurs et du vintage me demande parfois de me restreindre — ne pas mettre des petits napperons et des bouquets partout — mais je sais m’adapter à mes clients.
Le passage à la vidéo
Depuis quelques années, et en parallèle de ma passion pour la danse, j’ai exploré le format vidéo. D’abord pour filmer la danse pour un compte Instagram dédié, puis je me suis lancée dans la réalisation de vidéos au format « reels » culinaires, munie uniquement de mon iPhone Pro, d’un trépied et de mes décors.

Je me nourris sans cesse d’activités créatives : le dessin, l’aquarelle, la photographie argentique, le jardinage… et d’autres projets en tête que j’ai hâte de réaliser.
Tout ce mélange alimente ma créativité au quotidien et m’inspire dans mon travail, mais ma grande gourmandise y participe aussi !
